A trop regarder le ciel, je me suis pris un vautour en pleine face.

A trop regarder le ciel, je me suis pris un vautour en pleine face.


Allongée dans l'herbe, perdue dans la montagne. L'odeur autour de moi doit être exempte d'empyreume ou de brûlé. Pas besoin d'endiguer ma respiration. Juste penser au passé qui rend imparfait ce présent. Penser au futur dont je ne connais ni l'aujourd'hui, ni le demain. Penser à s'en taillader le coeur, à s'en morceler la peau. Des jours entiers. Des nuits entières. Plusieurs jours. Plusieurs nuits. J'ai pensé et je suis tombée un nombre considérable de fois. Je cris pour oublier. Je cris et je tombe. Je me cogne et je retombe. Tout devient rouge. Je brule. Tout brule. Reste plus qu'à boire. Je crois bien que cet après-midi, j'ai ingurgité verre sur verre. Je ne sais vraiment plus trop. Je crois bien que cet après-midi, je me suis endormie dans l'herbe. Suite à un verre de trop. Mais ou est le bonheur qui fleurissait dans les mains ? Mais ou est le bonheur qui donnait un sourir sur des visages élagués ? Le bonheur qui autrefois était patent est devenu bonheur latent, bonheur amorphe. Je cris, je pleure, mais la scène passe presque inaperçue. Un cauchemar qui ne cesse pas dans l'obscurité d'un petite salle agonisant quiconque y rentre. Une succession de souvenirs devenant flous à cause de mes larmes, saccadés. Mon coeur s'est épuisé, égaré à vouloir les suivre, les comprendre. Il n'y a plus rien à pénétrer. J'aimerais devenir pierre. Plus de sentiment, rien. Me contenter de contempler ces passant au visage d'hypocrites. Mais que faire ? Devenir la pierre d'une maison ? Laisser les pierres me parler, laisser les fenêtres s'ouvrir sur mon corps, laisser la rue me demander son chemin. Il n'y a qu'une chose compagne de ma chère solitude. Je m'y abandonne déja. Les murs de la pièce virent petit à petit du blanc au rose, puis du rose au bleu. Des étoiles flottent dans la pièce, légères, de toutes les couleurs.






# Posté le samedi 17 mai 2008 18:18

Modifié le vendredi 28 août 2009 12:17

Après avoir bu dans une mare, ne la souille pas

Après avoir bu dans une mare, ne la souille pas


Je rêve de m'endormir dans un rêve sans fin... J'ai limpression que jaimais aucun rayon de lumière n'éclairera ma vie stérile, n'éclairera ce sombre effroi. Pourtant j'en cherche... J'ai eu beau chercher prêt de chaques lanternes, prêt de la lune, du soleil, de l'espoir, prêt de chaques fentes dans les murs, dans les yeux, dans les coeurs, dans les gens, dans les cigarettes, dans l'odeur de ses joins, dans les seringues qu'il cachait... Rien. Le néant. Le noir. Mais ma stupidité continue à me faire solliciter. Pourtant c'est comme chercher du vin dans de la pisse, de la chaleur dans un frigot, une étoile pendant le jour, la fin de l'infini. Peut être que cela est du au fait que je pense trop. Je passe ma vie à manger tout, fumer tout, regarder tout, critiquer tout, penser à tout, boire tout. Mais à force de tout boire, je me suis noyer le coeur. Je crois bien m'être plongé dans le gouffre sans fin de l'enfer éternel ! Un jour quelqu'un m'a dit : " Je vois énormément de gens qui se plaignent, qui pleurent, pour rien, mais quand je pense à ta vie, je me dis que tu n'as pas eu de chance, et que tu aurais des raisons de te plaindre, de pleurer. " Je crois bien en fait que je ne fais qu'écrire mon affliction, et je me tais jusqu'à la perdition de ma vie, jusqu'à rester paralytique et être atteinte de miasmes. Mes mots ne laissent aucun vestige de mes maux. Mon esprit est plus ailleur que s'il n'était pas là. Mes yeux sont plus vides qu'un puit déséché par la canicule, puisque les marées présentent autrefois dans mes yeux, n'ont pas suffi à étreindre le feu de mon coeur ( oui, il y a peut être un double sens à cette phrases ).


# Posté le mercredi 04 mars 2009 14:56

Modifié le vendredi 28 août 2009 12:18

Ma vie est une grande peine ignominieuse...

Ma vie est une grande peine ignominieuse...


La fenêtre est ouverte. Les volets sont fermés. La pièce est emplie d'une odeur innommable. Un odeur de fumée froide. Des voitures passent devant ma fênetre. A trop les avoir écouter passer, je ne les attends plus. Je suis seule dans cette nébulosité, dans cet air tombal. Je pense. Je pense pour ne pas oublier, je pense pour ne pas trépasser. Il y a des souvenirs d'une teinte fuligineuse. Malheureusement je ne trouve point de souvenirs heureux. Que des réminiscences. Pourtant je ne sollicite que de somptueux souvenirs. Rien de plus éminent. Rien de moin.
Je crois que mon contrat avec la vie est synallagmatique. La différence entre elle et moi c'est que j'essaye de lui amnistier tout. Elle, rien. Par moment je me promene, je tourne en rond. Tourne. Et retourne. Par moment l'affreuse idée de la quitter peut-être pour toujours, aliène ma personnalité... Mais je reprends mes idées et me gage à moi-même que la vie va changer. Elle ne change pas. Mais j'essaye d'avancer. Je marche allongée. Je cours à genoux. Je suis là ou je ne suis pas. Je ne suis pas là ou je suis. Je joue à la marelle avec la malemort sur mon tombeau.



Je voudrais qu'Alice m'enlève pour m'emmener au pays des merveilles !



# Posté le jeudi 19 mars 2009 12:27

Modifié le vendredi 28 août 2009 12:19

" L'été vient. Mais il ne vient que pour ceux qui savent attendre, aussi tranquilles et ouverts que s'ils avaient l'éternité devant eux. "

" L'été vient. Mais il ne vient que pour ceux qui savent attendre, aussi tranquilles et ouverts que s'ils avaient l'éternité devant eux. "


La bouteille sur la table, tu la regardes mais ne la touches plus. Tu regardes. Un serpend noir s'enroule autour de la bouteille, comme celle-ci c'est enroulée autour de ton coeur. Dis, tu as les yeux de la foi ? Dis, tu la vois ? Moi j'ai le coeur tellement étourdie que je pourrais voir mes ancêtres morts, si l'on me disait qu'ils étaient là. J'ai le coeur ivre d'un amour récent, si beau , mais décomposé à cose d'erreurs de mon passé. Une seconde à l'aimer m'aura valu des heures, des heures, des heures et des heures de bonheur qui s'effritent. Je regrette. Je pense, penchée à la fenêtre. Le ciel est triste, les étoiles mirobolantes se perdent dans ce fond si sombre. A croire que le ciel lui non aussi a du mal à ressentir le bonheur. Une étoile tombe, les autres la regarde... Et moi le regard vers la lumière, je cherche un peu de réconfort, un peu de chaleur, un peu de bonheur artificiel. Mais ou est passée cette belle plainitude ? J'ai beau la chercher, celle-ci reste introuvable, mais dans les enfroits les mieux cachés, de la vu d'autrui. Les opinîatres estafilades de mon coeur me font mal... j'ai si mal. Mon monde est devenu lourd, je m'y enfonce vertigineusement. Cet enfoncement inexorable n'est que ma vie, je le crains. Mon corps comme mon coeur est ankylosé, je n'ai pas une vie de farniente... Je connais le poids de mes erreurs, je les ai trop souvent pesées, au début dans un verre doseur, comme de la farine, puis j'ai fini à la balance, comme moi-même. Mais même en disparant je paye encore les conséquences...



# Posté le samedi 21 mars 2009 16:52

Modifié le vendredi 28 août 2009 12:21

Pendant que nous parlons, la nuit tombe : la mort se glisse; et dans sa grande ombre, elle nous endort.

Pendant que nous parlons, la nuit tombe : la mort se glisse; et dans sa grande ombre, elle nous endort.



Comme avant, comme autrefois quand c'était mieux, beaucoup mieux.

C'était mieux oui
C'était mieux avant...



# Posté le samedi 21 mars 2009 18:47

Modifié le vendredi 28 août 2009 12:22

Si quelques heures font une grande différence dans le coeur de l'homme, faut-il s'en étonner ? il n'y a qu'une minute de la vie à la mort.

Si quelques heures font une grande différence dans le coeur de l'homme, faut-il s'en étonner ? il n'y a qu'une minute de la vie à la mort.


Je ferma les yeux. Quelques instants après, je sentis une chaleur envahir ma peau. Petit à petit, elle se meuva dans tout mon corps, dans toutes mes veines. Ma joue brula dans une douleur exquise. Je me laissais envahir, pénétrer d'un bien être que chacun des six milliard habitants sur Terre m'envierais s'ils la connaissaient. J'ai tout de suite compris que cette douleur ne venait pas du soleil tapant sur le parebrise de sa voiture et venant s'anéhentir sur ma peau. J'ai tout de suite compris qu'il avait enfreint les règles, celles qui fesaient que chaque jour nous étions tous les deux dans un même endroit, à une même heure. Ce qui fesait qu'un engouement réciproque nous accrochait l'un à l'autre. Pourtant je ne voulais pas que cela s'arrête. J'aurais pu rester caillée des jours, des nuits, là, sans ciller, avec cette véhémence dans le corps, avec cette véhémence dans le coeur. J'aurais pu mourrir de désydratation, ou bien de dénutrition, si cela m'assurait de garder cette douleur. Je pourrais même le déterrer, raflant chaque morceau de terre, avec une fourchette, si cela me permettait de revivre cela, même rien qu'une fois. Malheureusement la douleur s'évapora, je me sentis vide. Je n'étais plus qu'un oiseau sans aile, ou même Hugo sans de quoi écrire. Je n'étais rien. Juste du vide. Alors je réouvris les yeux, la porte de la voiture était ouverte. Elle me disait qu'il fallait que je m'en aille, que l'on avait des heures à respecter. Alors je suis sortie, ne comprenant toujours pas ce qui venait de se passer, mais ne cherchant pas à comprendre, le coeur trop retourné pour cela. Et lorsque que j'étais debout devant cette voiture telle une statue, il a enfreint une deuxième régle. Ce n'était pas une controverse qu'il voulait. Il m'a juste dis " ne parle à personne de ce que tu viens de comprendre ". L'anicroche, c'est que je n'ai rien compris.



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# Posté le lundi 15 juin 2009 16:59

Modifié le vendredi 28 août 2009 12:23

Et s'il fallait que l'on s'aime...

Et s'il fallait que l'on s'aime...










Je suis très prise en ce moment.
Je n'ai pas le temps de valider les commentaires, ni de faire d'autres article.
Veuillez m'en escuser.
Je vous embrasse.
Amicalement.
Léa
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# Posté le lundi 29 juin 2009 05:47

Modifié le vendredi 28 août 2009 12:23